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Une politique associative en co-construction

Co-construire les politiques départementales avec les acteurs concernés, soutenir le dynamisme et la vitalité économique des initiatives associatives et citoyennes du territoire , reconnaître et protéger leur rôle critique et délibératif

Un riche tissu associatif dans le 29

Le Finistère compte autour de 18.000 associations déclarées, animées par 150.000 bénévoles environ. Parmi eux, près de 80.000 bénévoles assurent une permanence active en se mobilisant au moins une fois par semaine. Plus de 900 associations naissent et sont déclarées chaque année dans le département.

2.435 associations emploient des salarié.e.s. Si la moitié d’entre elles emploie moins de 3 salarié.e.s, elles sont près de 120 à en compter plus de 50.

26.500 salarié.e.s travaillent dans les associations sur notre territoire, soit en moyenne 10 salarié.e.s par association. Le secteur associatif représente 11,6% de l’emploi dans l’ensemble du secteur privé du département (la moyenne nationale est de 9,8%) Plus d’un emploi associatif sur deux relève du secteur social et s’adresse à des publics fragiles. L’aide à domicile et l’aide par le travail sont particulièrement développées dans le département.

Le tissu associatif joue à la fois un rôle économique et de cohésion sociale. Il est composé à près de 70% des activités sportives, 40% des activités de loisirs et plus de 60% des activités sociales et médico-sociales.

Ces quelques chiffres démontrent l’importance du fait associatif en Finistère et l’impact des associations sur le développement et la vitalité du territoire.

Des domaines d’action variés

3 crises majeures bouleversent notre société, contre lesquelles les associations portent des solutions :

  • Crise du lien social : les associations sont, par définition, créatrice de sociabilité.
  • Crise démocratique : monter des projets, mobiliser des énergies, partager du sens, activer la citoyenneté… sont les fondamentaux du monde associatif.
  • Crise sociale et économique : elle interroge nos modèles de développement. Le monde associatif, inscrit dans une économie sociale (antérieure à la Loi du 1/07/1901) doit jouer un rôle dans la mise en place d’une véritable co-construction des politiques publiques.

Par l’engagement associatif se manifeste, au plus près du terrain, une forte aspiration citoyenne à se saisir des grands enjeux sociaux, écologiques, économiques et démocratiques en complément des institutions publiques. Dans l’ensemble des domaines de la vie quotidienne, des associations contribuent au vivre ensemble, stimulent l’intelligence collective et renforcent les capacités d’agir.

Des associations fragilisées

Pourtant, malgré son importance, sa diversité, sa richesse et sa force de résilience, le tissu associatif est aujourd’hui fragilisé : baisse des subventions, recul de l’emploi associatif, disparition de nombreuses structures… ) Un rapport publié en 2020 par l’Observatoire des libertés associatives a mis en avant le paradoxe participatif avec la coexistence d’encouragements à la participation citoyenne d’un côté et de découragement de l’autonomie et des dynamiques associatives dès lors qu’elles émettent une voix différente des élus et de leurs politiques.

Nous voulons que s’instaure un nouveau contrat social dans une socio-économie plurielle reconnaissant la singularité du monde associatif à porter une parole et une conscience collective, construites par des citoyens usant de la liberté d’organisation garantie par la loi.

Perçues à égalité par les collectivités pour porter l’intérêt général, elles deviendront essentielles pour la vie économique et revivifieront la vie sociale et démocratique par leur capacité d’innovation, d’alerte, d’exploration, d’expérimentation et donc de transformation sociale, inventant en permanence des réponses adaptées aux besoins émergents. Les pouvoirs publics, avec une conception de progrès humain au cœur de leurs actions, permettront alors, dans le cadre d’un nouveau contrat social, une alliance avec le monde associatif.

Les études récentes ont permis d’identifier 4 enjeux récurrents des politiques associatives locales :

  • les conditions du soutien matériel et financier des collectivités à même de favoriser le dynamisme associatif
  • l’accessibilité des associations pour le plus grand nombre ( visibilité, information, fonctionnement )
  • l’intégration des associations dans les processus délibératifs de l’action publique qui les concernent et la reconnaissance de leur expertise
  • la reconnaissance et la protection des libertés associatives et leur rôle de contre-pouvoir local

Nos actions :

  • Créer une conférence permanente de la vie associative animée par les têtes de réseaux ( MAB, Mouvement associatif de Bretagne, Maison des associations, Mouvement sportif, acteurs culturels, associations citoyennes… )
  • Élargir la Charte des engagements réciproques, signée par le département et le MAB à une majorité représentative des associations du territoire, permettant de fixer les orientations, les grands principes et responsabilités partagées dans la réalisation de cet espace collectif de travail. L’évaluer périodiquement pour en ré-interroger le sens et la valeur.
  • Affecter les moyens humains, matériels et financiers pour faire vivre les cadres et processus définis dans la Charte
  • Mobiliser des moyens financiers pour aider l’animation territoriale et les réseaux fédératifs.
  • Mettre en oeuvre un plan de formation des élus et des agents de la collectivité sur les spécificités associatives et sur le processus de décision en co-construction.
  • Renoncer aux appels à projet qui organisent la concurrence entre les associations, leur préférer les appels à contribution et le subventionnement pour celles qui ont acquis une expertise citoyenne remarquable.

Moyens/budget

Une bonne partie des budgets alloués aux cabinets de conseil sera fléchée vers des associations. L’assurance de la pérennité de leurs ressources (subventions annuelles) leur permettra de consolider une expertise dans leur domaine particulier (environnement, culture, social etc…)

Une politique de restructuration des acteurs de l’accompagnement associatif vient d’être initiée par la Conseil régional de Bretagne. L’État y participe et la région Bretagne va devenir une nouvelle région expérimentale (à l’instar des Hauts de France, de la Nouvelle Aquitaine et du Centre- Val de Loire). Il va s’agir de rendre plus lisible et visible la carte et le rôle des accompagnateurs: *Pava, Pana, crib, Maia, MDA, Fédérations* $& etc… qui aident au quotidien les associations à se créer, fonctionner, se développer… L’objectif est d’organiser un réseau cohérent permettant à toute association de trouver, en proximité, l’aide qui lui est nécessaire…

Cette politique publique a été engagée dans le cadre d’une co-construction avec le Mouvement Associatif de Bretagne. Le CD 29 sera associé et les EPCI seront sollicités dans cette réflexion.

https://lemouvementassociatif.org/

https://www.lemouvementassociatifdebretagne.bzh/

NOS PROPOSITIONS

  • Insuffler dans la collectivité locale une véritable culture de la participation et de la démocratie délibérative, très au delà de la simple notion de concertation et de ses déclinaisons démagogiques…
  • Reconnaître et protéger le fait associatif au titre des libertés fondamentales et inaliénables: les associations sont un vecteur démocratique qui entend n’être inféodé ni à la compétition commerciale, ni à une quelconque bureaucratie administrative ou politique (art 1 de la Loi du 1/07/1901 * »s’associer pour partager autre chose que des bénéfices ».).*
  • Solliciter les associations dans la construction et l’évaluation des politiques publiques (et toujours dans le respect de leur autonomie…)

LE CALENDRIER

Nous organiserons en début de mandat, des états généraux du monde associatif  qui inaugureront ce nouvel état d’esprit…

https://www.finistere.fr/Actualites/A-l-asso-le-1er-juillet/(language)/fre-FR

 

Légendes

  • Au fil des années, les labels se sont empilés au détriment d’une rationalité efficace et certaines structures se voient dotées de plusieurs labels..
  • PAVA = Point d’appui à la vie associative
  • PANA = Point d’appui a numérique associatif
  • CRIB = Centre de ressources et d’information des bénévoles
  • MAIA = Mission d’accueil et d’information des associations
  • MDA = Maison des associations (elle peuvent être associatives ou municipales)
  • Fédérations : en son sein, le Mouvement Associatif regroupe différentes coordinations:
  • CELAVAR BRETAGNE (Comité d’Etude et de Liaison des Associations à Vocation Agricole et Rurale)
  • COORDINATION ENVIRONNEMENT ( Réseau d’Education à l’Environnement en Bretagne – REEB et Fédération Bretagne Nature Environnement – et FBNE
  • COORDINATION EGALITE ET DROITS DES FEMMES (Fédération Régionale du Planning Familial: et FR-CIDFF de Bretagne : Fédération Régionale des Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles.
  • CRAJEP (Comité Régional des associations de Jeunesse et d’Education Populaire)
  • CROS BRETAGNE (Comité Régional Olympique et Sportif) :
  • KEVRE BREIZH (Coordination culturelle associative de Bretagne)
  • LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT
  • UNAT BRETAGNE (Union Nationale des Associations de Tourisme) :
  • URAF BRETAGNE (Union Régionale des Associations Familiales) :
  • URIOPSS BRETAGNE
  • (Union Régionale Interfédérale des Œuvres Privées Sanitaires et Sociales)
  • CORLAB (Coordination des Radios Locales et Associatives de Bretagne )
  • COLLEGE TERRITORIAL INFRAREGIONAL :
  • Espace Associatif de Quimper
  • FEDE B (Fédération des associations étudiantes de Bretagne Occidentale)
  • RESAM (Réseau d’Echanges et de Services aux Associations du pays de Morlaix)